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Comment nous avons ramené Abby de la France vers la Suisse

1 FÉVRIER 2025 · 4 min de lecture

Comment nous avons ramené Abby de la France vers la Suisse

Nous avons pris contact avec l’éleveur à la mi-novembre. Un mois plus tard, il nous a annoncé qu’une portée venait de naître et que des chiots étaient disponibles à la réservation. Nous pouvions récupérer Abby en janvier et lui rendre visite une première fois lorsqu’elle aurait six semaines.

Comme nous résidons en Suisse, l’éleveur nous a demandé une pièce d’identité afin de préparer les documents nécessaires à l’exportation. Étant situé près de la frontière, il avait manifestement l’habitude des adoptions transfrontalières et connaissait parfaitement les formalités.

Nous avons finalement récupéré Abby à l’âge de huit semaines.

Voici les documents requis pour importer en Suisse un chiot de moins de 12 semaines depuis la France :

  • un passeport européen pour animal de compagnie correctement rempli
  • une puce électronique
  • une déclaration écrite attestant que le chiot n’a pas été en contact avec des animaux sauvages susceptibles d’être porteurs de la rage.

À noter que le vaccin contre la rage n'est pas nécessaire si le chiot a un chiot de moins de 12 semaines.

Notre éleveur nous avait fourni tous ces documents, ce qui a grandement simplifié les démarches.

Point important concernant les bergers australiens

La Suisse interdit l’importation de chiens ayant subi une coupe des oreilles ou de la queue. Si vous cherchez un berger australien, assurez-vous donc de choisir un éleveur qui ne pratique pas ces interventions. La coupe des oreilles ou de la queue étant illégale en France et en Suisse, nous ne trouverez normalement aucun éleveur pratiquant ces interventions. Personnellement, nous les adorons avec leur queue naturelle.

Le jour de la récupération

Le grand jour est enfin arrivé.

Abby a pleuré pendant tout le trajet du retour, mais nous étions tellement heureux de l’avoir avec nous que cela faisait presque partie du souvenir.

À la frontière française, nous nous sommes d’abord arrêtés pour scanner les documents de détaxe fournis par l’éleveur à l’aide de la borne PABLO. Dans notre cas, l’éleveur ne nous avait pas facturé de TVA française, mais certains la facturent d’abord avant de la rembourser après l’exportation.

Le douanier français n'a pas demandé à voir Abby.

Ensuite, nous nous sommes arrêtés à la douane suisse. Nous avons présenté Abby, payé la taxe d’importation et fait tamponner son passeport. Honnêtement, la procédure a été beaucoup plus simple que ce que nous imaginions, et les douaniers étaient ravis de rencontrer un adorable chiot.

À titre indicatif, la taxe d’importation suisse représentait 8,1 % du prix d’achat d’Abby.

Après l’arrivée en Suisse

Une fois de retour à la maison, il restait encore quelques formalités administratives à effectuer.

Enregistrement dans la base AMICUS

En Suisse, tous les chiens doivent être enregistrés dans la base de données nationale AMICUS. Cette démarche doit être effectuée dans les 10 jours suivant l’importation.

Nous sommes simplement allés chez notre vétérinaire, qui a enregistré le numéro de puce d’Abby dans le système. Il s’agit d’un service payant mais nous ne nous souvenons plus du tarif exact.

La médaille pour chiens à Genève

À Genève, une médaille annuelle doit être obtenue lorsque le chien atteint l’âge de six mois. Elle doit être demandée auprès de la commune de résidence.

En général, il faut fournir :

  • la preuve de vaccination antirabique
  • l'assurance responsabilité civile.

Le coût varie selon les communes.

La taxe canine

Pour la taxe canine, aucune démarche particulière n’est nécessaire : vous recevez directement une facture par courrier.

Dans notre cas, la facture pour l’année 2025 s’élevait à 80 CHF et est arrivée au mois d’octobre.

Nos conseils si vous envisagez la même démarche

Importer un chiot peut sembler stressant lorsqu’on découvre toutes les étapes administratives, mais avec une bonne checklist, le processus reste tout à fait gérable.

Nous avons eu la chance de tomber sur un éleveur expérimenté, habitué aux démarches transfrontalières, ce qui nous a énormément aidés. Malgré tout, nous recommandons toujours de vérifier soi-même les exigences officielles afin d’éviter les mauvaises surprises.

Au final, tout s’est déroulé beaucoup plus simplement que nous l’avions imaginé — et aujourd’hui, nous ne pourrions plus imaginer notre quotidien sans Abby.

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