Pourquoi nous avons décidé de stériliser Abby
On a toujours su qu’on allait stériliser Abby. Les raisons étaient simples : éviter une grossesse non désirée, réduire le risque de certains cancers et ne plus avoir à gérer ses chaleurs. La stérilisation faisait aussi partie du contrat de vente de son éleveur.
La question était : quand ? Il existe beaucoup de recommandations en ligne, et on a choisi d’attendre après ses premières chaleurs pour permettre à ses plaques de croissance de se fermer avant l’opération. Notre vétérinaire nous a recommandé la même chose. Trois mois après ses premières chaleurs (avril 2026), nous avons pris rendez-vous avec une clinique vétérinaire.
La consultation
Deux jours avant l’opération, le vétérinaire a programmé une consultation pour examiner Abby. Elle était en parfaite santé. Il a mentionné qu’un effet secondaire fréquent de la stérilisation est la prise de poids due à un métabolisme plus lent. Il nous a conseillé de réduire sa ration de croquettes d’environ 20%.
Il nous a également présenté plusieurs options pour l'opération :
- l’ovariectomie avec incision ventrale
- l’ovariectomie bilatérale par les flancs (deux petites incisions de chaque côté)
- la chirurgielaparoscopie
On a choisi l’option bilatérale par les flancs, pour une meilleure récupération et moins de douleurs, aussi car les incisions seraient de taille similaire à celles de la laparoscopie étant donné la taille moyenne d’Abby.
À noter qu’en Europe, l’ovariectomie est plus courante que l’ovariohystérectomie (qui inclut aussi l’ablation de l’utérus).
La veille de l'opération, Abby devait être à jeun à partir de 20h, et ne plus boire d'eau passé 7h00.
Après l'opération le soir-même, en rentrant chez moi, j’ai commencé à me sentir un peu triste. J'ai réalisé qu’on avait pris cette décision pour elle, de lui retirer les ovaires, une opération dont elle ne savait rien. Même si les bénéfices l’emportent sur les inconvénients, je me sentais coupable. Non seulement ce serait douloureux pour elle, mais elle pourrait aussi devoir manger moins pour éviter de prendre du poids.
Le dernier jour
La veille de l’opération, nous sommes allés sur un sentier proche et avons profité d’une belle sortie de deux heures. Cette journée était spéciale. C’était le dernier jour de cette version d’Abby.
Le grand jour
Elle devait être déposée entre 8h et 8h30. En arrivant à la clinique, elle était très hésitante à entrer et visiblement stressée.
Après l’enregistrement, un membre du personnel est venu la chercher. Avant de passer la porte, elle s’est retournée pour nous regarder. Je lui ai dit que tout allait bien se passer.
En rentrant à la maison, l’appartement semblait incroyablement silencieux. C’est peut-être ça, le syndrome du nid vide.
Le vétérinaire nous avait dit d’attendre un appel en début d’après-midi. Il nous a finalement appelé à 18h. Le soulagement d’apprendre que tout s’était bien passé et qu’Abby était prête à être récupérée était indescriptible.
Le retour à la maison et la convalescence
À la clinique, elle nous attendait déjà avec une énorme collerette, ravie de nous voir. Nous avons apporté une combinaison de récupération pour qu’elle puisse la porter à la place.
Honnêtement, elle ne semblait pas avoir trop mal et avait assez d’énergie pour une courte promenade. On a pris ça comme une victoire.
Le vétérinaire nous a conseillé :
- de garder la combinaison
- de limiter l’activité pendant 10 jours
- de désinfecter les points de suture
- de donner un anti-inflammatoire pendant 5 jours
Les points de suture étant résorbables, aucun contrôle n’était nécessaire sauf en cas de problème.
De retour à la maison, elle était encore un peu déboussolée à cause de l’anesthésie. Elle était plus lente que d’habitude, mais elle avait un peu d’appétit et a bu de l’eau.
- de limiter l’activité pendant 10 jours
- de désinfecter les points de suture
- de donner un anti-inflammatoire pendant 5 jours
Les points étant résorbables, aucun contrôle n’était nécessaire sauf en cas de problème.
De retour à la maison, elle était encore un peu groggy à cause de l’anesthésie. Elle était plus lente que d’habitude, mais elle avait un peu d’appétit et a bu de l’eau.


Dès le lendemain, elle allait déjà mieux et ne montrait que peu d’inconfort, sauf lors de la désinfection. Au troisième jour, elle était presque redevenue elle-même, même si on limitait les promenades à environ 20 minutes.
Aujourd’hui, c’est le quatrième jour, et ses points de suture sont déjà moins gonflés. On espère que la suite se passera aussi bien.
Si vous êtes curieux de suivre sa convalescence, vous pouvez suivre l’évolution de ses points de suture ici.
Le coût
Nous avions d’abord demandé un devis à un vétérinaire près de chez nous à Lancy : environ 1 500 CHF.
Nous avons ensuite trouvé une clinique plus grande à Saint-Julien-en-Genevois, en France, juste de l’autre côté de la frontière. L'équipe semblait professionnelle et la clinique bien équipée, alors nous avons décidé d’y aller.
Voici le détail des coûts :
- Opération : 446,60 €
- Première consultation : 56,40 €
- Prise de sang : 120,00 €
- Anti-inflammatoire : 27,94 €
Total : 650,94 €
La différence est significative, surtout si vous habitez à Genève près de la frontière française. Ça vaut la peine de se renseigner si vous cherchez des soins de qualité à moindre coût.
Ceci est notre expérience personnelle avec Abby. Consultez toujours votre vétérinaire avant de prendre des décisions concernant la santé de votre chien.